Résumé de l’épisode précédente : mon ami Jimy – qui tient un one-man-shop – voudrait changer l’infrastructure IT de sa production – composé de 2 serveurs LAMP – pour quelque chose de plus solide.

Sic parvis magna

Avant d’attaquer la partie architecture, regardons et fixons d’abord un mini cahier des charges : de quoi avons nous (ou pas) besoin ?

Peu d’CAPEX

Une aquisition de 30k€ à amortir sur 3 ans n’est sans doute pas un bon plan. En revanche une OPEX de 100€/mois semble plus raisonnable, si ça fait la même chose ou plus.

Peu d’OPEX

Par définition, dans un one-man shop, notre Jimy ne va pas embaucher un administrateur système senior pour opérer son site… En pratique ça veut dire que la solution cible doit-être raisonnablement simple pour que le patron puisse gérer 95% de ses activités (on définira simple plus tard).

Très flexible

Il a de la chance notre ami Jimy, il est le seul maître à bord (après ses clients et sa banque sans doute) et il peut décider à tout moment ce qui est bien pour lui : comme par exemple changer d’hébergeur ou mettre à jour l’OS de ses serveurs. Il faudrait donc un système à toute épreuve, solide, résistant et sur tout avec un gros button « rollback » (les choinois appellent ça un 后悔药).

Très sécurisé

Si on ne sait pas encore à l’heure de redaction si Sony Pictures suivira à son attaque, on peut être certain qu’un one-man shop resistera à beaucoup moins que ça : un simple défacement ou pire, la corruption et la perte d’une base de données client suite à un reboot un peu brutale, peut faire perdre à Jimy le client impacté, soit entre 50% et 100% de son chiffre d’affaires …

Keep It Simple, Stupid

Maintenant que le décor est planté, nous allons examiner nos options : on va d’abord les décrire puis les noter selons nos 4 critères du cahier des charges, les + étant « bon pour Jimy » et les – l’inverse.

Tout cloud, rien que le cloud

Cette solution consiste à placer chaque composant de L.A.M.P. chez un (ou des) fournisseur de cloud comme Aws, GAE ou encore Heroku. L’adhésion à nos critères sont :

Dédié, plus ou moins « cloudifié »

Cette solution consiste à louer 1 ou 2 serveurs physique dédié, y ajouter une couche de virtualisation (KVM ou VMWare) et y déployer les briques LAMP.

VPS, mini-cloud

Cette solution consiste à louer des VPS, y paqueter les briques de LAMP avec docker ou autre.

Les réserves donc :

Docker ecosystem

En quoi un dilemme est-il solube ?

La bonne réponse ? À suivre …

Updates

Après l’écriture de ce billet, avec Jimy on a eu une série de discussions qui donnent les précisions suivantes :

vSphere 5 Network port diagram